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Du point de vue de la conservation de la biodiversité, la biodétection désigne le suivi d’un marqueur olfactif pour identifier des composés, des substances ou des espèces animales ou végétales. Cette technique est principalement mise en œuvre par des chiens (biodétection canine) ou des dispositifs (biocapteurs).
Les deux méthodes partagent un objectif commun : protéger la faune et la flore grâce à des chiens et/ou des dispositifs. Les tâches ciblant spécifiquement la faune visent à identifier la présence d’une espèce animale prédatrice, menacée ou malade, puis à surveiller ses déplacements ou à la protéger. Les tâches ciblant la flore visent à identifier les espèces végétales potentiellement porteuses d’une maladie ou faisant partie d’un ravageur, afin de limiter sa propagation et de protéger l’environnement.
D’un point de vue technologique, les systèmes de biodétection progressent rapidement, mais en pratique, ils présentent plusieurs limites. Cette méthode s’appuie sur des systèmes tels que des caméras de photopiégeage, des caméras de cartographie, des drones ou des capteurs GPS fixés aux animaux pour surveiller et identifier la cible.
Bien que les drones et les caméras de cartographie soient des outils avancés, leur coût et leur faible polyvalence en conditions météorologiques défavorables ou en terrains envahis par la végétation nuisent à leur efficacité. Les caméras de photopiégeage, bien que figurant parmi les alternatives les plus économiques pour la biodétection, manquent également de polyvalence et nécessitent de laisser la caméra à un endroit stratégique, puis de la récupérer après un certain temps, sans s’assurer que les images de la cible ont été obtenues. Une situation similaire existe avec les dispositifs GPS, qui, dans le cas d’une espèce animale, nécessitent de capturer l’animal pour placer le dispositif.
La biodétection canine exploite l’odorat du chien pour détecter des odeurs spécifiques associées aux restes biologiques (excréments, fourrure, plumes, etc.), à certaines maladies et aux odeurs que les êtres vivants peuvent émettre.
Ils ont été utilisés pour la première fois en Nouvelle-Zélande vers 1890. À cette époque, les autorités souhaitaient recenser la population d’oiseaux indigènes et déterminer leur niveau de menace (d’où l’utilisation des chiens biodétecteurs).
Les chiens sont actuellement utilisés pour détecter des maladies dans les cultures, comme la maladie des cerises (LCD), une maladie incurable qui détruit des cultures entières. Auparavant, la détection reposait sur des tests en laboratoire (PCR), une méthode fiable mais lente et coûteuse. Aujourd’hui, les chiens sont utilisés et aident à détecter la maladie avant qu’elle ne devienne irréversible, grâce aux faibles concentrations de la maladie qu’ils peuvent détecter, ce que les PCR ne permettaient pas toujours.
Notre projet Otso s’appuie sur la capacité des chiens à détecter et à surveiller les déplacements et les restes biologiques des loups. L’objectif est de suivre les loups pour deux raisons : les protéger en tant qu’espèce et assurer une bonne cohabitation avec les éleveurs.
Les chiens de conservation sont non seulement efficaces, mais aussi rentables. De plus, en identifiant ces menaces tôt, des mesures de contrôle peuvent être mises en œuvre pour protéger la biodiversité et la santé de l’environnement naturel, faisant des chiens l’allié numéro un dans la protection de nos écosystèmes.




